Louka Lesueur Flamanville 2020 Interview

  • Interview
13/01/2020
Louka Lesueur Flamanville 2020
Le Normand Louka Lesueur a une nouvelle fois prouvé qu'il était l'homme de cette fin de saison chez les cadets. Après l'avoir remporté en Coupe de France, lors de la dernière manche à Bagnoles de l'Orne, le champion de Normandie a de nouveau brillé sur ses terres en s'imposant à Flamanville.

Qu'est-ce que cela fait de devenir Champion de France sur ses terres ?
C'est juste incroyable de remporter ce titre à la maison. Je me savais attendu mais je n'ai pas ressenti de pression particulière depuis ma victoire à Bagnoles de l'Orne, j’étais en confiance. Comme me le disait Thibault Valognes, qui a lui aussi été champion de France : « Vois-toi champion de France, si tu es sûr de ce que tu as réalisé à l’entraînement » et j'étais confiant. Je savais comment courir aujourd'hui, j'ai fait la course que j'avais rêvé faire. C'est magnifique, il n’y a rien de mieux pour un cadet, je suis ravi !

Sur le podium, tu parlais de Francis Mourey et de sa victoire ici, qui t'a inspiré pour le final. Peux-tu nous expliquer cela ?
J'avais regardé la vidéo des élites pour préparer la course. J'ai pu voir que Mourey avait laissé rouler le dernier tour, il avait accéléré juste avant les douves. Pierre-Henri Basset, qui était très fort, a peut-être « mal couru », car lorsqu'il s'est relevé, c'est exactement là où Francis Mourey avait porté son accélération. J'ai pensé à cela. C'était l'endroit parfait pour attaquer. Mourey qui attaque là, ce n'est quand même pas un hasard ! J'avais retenu cela et ça a payé. Quand je me suis relevé dans la dernière ligne droite et que je n'ai vu personne derrière moi, c'était magique ! Ça fait un an que j'attendais cet événement.

Qu'as-tu ressenti dans la dernière ligne droite avec tout le public qui criait ?
A Bagnoles de l'Orne, j'avais pu savourer dans le final. Ici, j'ai été à fond jusqu'au bout, je n'étais pas sûr de moi, j'ai levé les bras après la ligne, je ne ressentais plus rien, je n'avais qu'une envie : m'écrouler. J'étais complètement mort. Je n'oublierai jamais ce moment.

La course a été très tactique et cela a mis du temps à se faire. Tu n'as pas eu peur que ton plan ne fonctionne pas ?
Je voulais que personne ne sorte. Je bouchais donc les trous en début de course puis Pierre-Henri Basset a beaucoup roulé. Les Rhonalpins ont ensuite attaqué à leur tour car ils étaient 3 avec nous. J'ai laissé faire. Quand j'ai vu que personne n'arrivait à sortir, je me suis dit que ça ne servait à rien de s'affoler et j'ai attendu la partie finale. Il fallait en garder car c'était quasiment trente minutes de course sur route. Ce n'est pas forcément le terrain que j’affectionne, je préfère quand c'est technique et très gras mais aujourd'hui, ça a marché !

Tu es monté en puissance tout au long de la saison jusqu’à l’emporter à Bagnoles de l'Orne et ici.  C’était prévu ?
Oui, c'était les deux gros objectifs de ma saison, c'est sûr que la forme est monté en puissance depuis la dernière Coupe de France. Je me sentais bien en arrivant ici, j'étais en pleine confiance. Je n'avais pas de pression, c'était le meilleur moyen d'aborder ce championnat.

Kevin Le Guelvoud pour Vélopressecollection

CLASSEMENT DU CHAMPIONNAT DE FRANCE FLAMANVILLE 2020

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