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Annick Chapron pionnière du cyclisme féminin

Annick Chapron s’est illustrée dans le cyclisme féminin à une époque où la discipline comptait encore bien peu de licenciées.  Au cours de sa carrière, de 1968 à 1979, elle s’est mesurée avec le haut du cyclisme féminin français et international dont elle fut une pionnière. Plusieurs fois Championne De Bretagne et Championne De France sur route en 1971, elle a fini 6ème du championnat Du Monde 1972 à Gap. Sa passion pour le vélo ne s’est à ce jour pas démenti, s’adonnant aujourd’hui au cyclo-tourisme. On la croise aussi parfois sur les courses où elle vient encourager ses jeunes émules.
 
D'où vient ta passion pour le vélo?
Elle est peut-être innée. En tout les cas, je me souviens quand j'étais gamine, j'aimais suivre le Tour de France à la radio. L'idée de faire des courses cyclistes trottait dans ma tête. Mais je n'étais pas un garçon ! Des filles participer à des courses cyclistes, ça n'existait pas dans les années 60. Et si pourtant. J'ai appris qu'une course féminine avait été organisée à Hénon, que deux jeunes filles étaient licenciées au Vélo-club loudéacien. Malgré ma timidité, je suis allée début 1968 à la rencontre de Mr Caresmel, président du club. Et tout s'est enchaîné assez vite...
 
Tes héros et héroïnes dans le vélo?
Autrefois, mes héros étaient les vainqueurs de Tours de France, les battants. Tels Hinault, Thévenet, Ocaña, Anquetil, Zoetemelk, Van Impe, etc... Poulidor aussi, même s'il n'a pas gagné le Tour.
Les héroïnes ? Quand je fréquentais les circuits,  j'admirais Elsy Jacobs, Geneviève Gambillon (ma bête noire pourtant)...Je n'étais pas vraiment une fan. J'ai toujours été modérée. Encore aujourd'hui.
 
Une anecdote qui t'a marquée?

Une me vient tout de suite à l'esprit :c'était en 1968, je roulais avec mon "nouveau vieux" vélo du côté de Loudéac. Une voiture me talonne, me dépasse, les deux occupants me regardent comme si j'étais une  bête étrange.  Plus loin, la voiture arrête, les deux occupants, inconnus, en descendent et me font mettre pied à terre. Le plus âgé se présente : "Roger Le Ho, dirigeant au Vélo-club loudéacien..." Il voulait déjà me conseiller puisqu'il me dit : "ta selle est trop basse..."
Je suis rentrée à la maison, soucieuse, froissée d'afficher sur mon vélo une position pas très esthétique. Un crapaud sur une boîte d'allumette ! Voilà la bête étrange...
 
Quelles ont été et sont encore tes belles rencontres dans le vélo?
Les copines de l'Equipe De France avec Geneviève Gambillon, Réjane Cahard, Josiane Bost, Elisabeth Camus, Nicole Verzier. Nous avons vécu ensemble plusieurs années des bons moments, quelques fois moins.
Maintenant,  j'aime bien rencontrer Audrey Cordon. Elle vit pas très loin de chez moi et le hasard veut que parfois nos chemins se croisent. Nous parlons brièvement, son temps est souvent compté. Et puis concernant le vélo je n'ai rien à lui apprendre. Elle en sait plus que moi.
 
Comment vois-tu l'avenir du vélo et en particulier le cyclisme féminin?
Je le vois "meilleur" depuis la transmission en direct du championnat de France sur route  à la télé et la course by le Tour de France le 27 juillet dernier sur les Champs-Elysées avant l'arrivée du Tour de France masculin. Deux grands pas viennent d'être faits. Les autres vont suivre.
 
As-tu une photo fétiche de ta carrière?
Oui, la photo qui est parue  dans "l'Equipe Magazine", n° 54 du jeudi 10 août 1972. Une photo à l'arrivée du Championnat Du Monde, le 5 août 1972 à Gap: Geneviève Gambillon, championne du monde et moi sixième dans le même temps.
 
Pour en savoir plus, rendez-vous sur ►le blog d'Annick
 
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